Institut SocioAnthropoesis (ISA)
L’humain au cœur des activités
« L’humain au cœur de nos activités » n’est pas une formule d’intention. C’est une position théorique, éthique et professionnelle.
Dans un contexte marqué par l’intensification des procédures, la gestion par indicateurs et la fragmentation des accompagnements, les métiers du soin, du travail social, de l’éducation et de la formation sont confrontés à un risque majeur : continuer à fonctionner tout en perdant progressivement leur finalité anthropologique.
L’Institut SocioAnthropoesis est né de ce constat. Sa vocation est simple à formuler mais exigeante dans ses implications : réintroduire la question de l’humain dans les pratiques professionnelles, les institutions et les politiques d’accompagnement.
Nous partons d’une thèse centrale : l’humain n’est pas seulement un individu à prendre en charge ; il se construit, se transforme et se reconnaît dans la relation, dans les dispositifs et dans les cadres institutionnels. C’est ce que nous appelons la socio-anthropoèse : le processus par lequel les personnes deviennent sujets à travers les interactions sociales, les pratiques professionnelles et les organisations collectives.
Une approche relationnelle des pratiques
Mettre l’humain au centre ne signifie pas ajouter de la bienveillance aux procédures existantes. Cela suppose de considérer la relation comme un opérateur professionnel à part entière.
Dans nos formations, recherches et accompagnements, nous travaillons notamment sur :
la reconnaissance des personnes dans les situations d’accueil et de soin
L’analyse du travail réel des professionnels
les effets subjectifs des organisations
la qualité anthropologique des dispositifs d’accompagnement
Chaque rencontre professionnelle produit des effets : elle peut restaurer un sujet ou renforcer une invisibilisation. Notre travail consiste à rendre ces processus visibles, pensables et transformables.
Une éthique du care et de la responsabilité institutionnelle
L’ISA inscrit son action dans une éthique du care entendue non comme une attitude compassionnelle, mais comme une responsabilité relationnelle structurée.
La question n’est pas seulement : comment aider ? Mais aussi : que produisent nos institutions sur les personnes ?
Nos interventions visent à accompagner les professionnels, les équipes, les organisations et les dispositifs territoriaux. Nous travaillons particulièrement aux interfaces sanitaire-social-éducatif, là où apparaissent les situations de vulnérabilité, de précarité ou d’exil.
Une praxis socio-anthropoétique
L’Institut développe une praxis articulant quatre dimensions :
Clinique — comprendre l’expérience vécue des personnes et des professionnels
Institutionnelle — analyser les effets des organisations et des normes
Sociale — situer les pratiques dans leurs contextes politiques et culturels
Pédagogique — transformer les pratiques par la formation et la réflexivité
Nos séminaires, recherches appliquées et accompagnements institutionnels visent à relier pensée et action, terrain et conceptualisation, expérience et savoir.
L’humain n’est donc pas un thème de travail : il constitue le principe d’intelligibilité de l’ensemble de nos activités.
Nos missions
L’Institut SocioAnthropoesis agit selon quatre axes complémentaires :
Former : développer des compétences relationnelles, cliniques et institutionnelles chez les professionnels
Analyser : produire des recherches et des lectures critiques des dispositifs contemporains
Accompagner : soutenir les équipes et les organisations dans la transformation de leurs pratiques
Relier : favoriser les coopérations entre institutions, territoires et cultures
Notre engagement
Nous affirmons que la qualité d’une société se mesure à la manière dont ses institutions reconnaissent les personnes.
Mettre l’humain au cœur des activités, c’est :
lutter contre la déshumanisation silencieuse des pratiques
soutenir les professionnels confrontés aux tensions organisationnelles
restaurer la capacité des institutions à accueillir, soigner, éduquer et accompagner
La raison d’être de l’ISA est donc claire : penser, former et agir pour que les institutions restent des lieux de reconnaissance et non de simple gestion des situations humaines.