Les PASS comme lieux de “socio-anthropoèse” du care
Les PASS comme lieux de “socio-anthropoèse” du care
Auteur : Paul Mayoka
Titre : « Les PASS comme lieux de “socio-anthropoèse” du care »
Institution de rattachement : Institut SocioAnthropoesis (ISA)
Type de document : article scientifique / actes de colloque
Date de publication : 17 août 2026
Date de la communication initiale : 15 octobre 2025
Manifestation : Séminaire ISA XVI – Les PASS comme lieux de socio-anthropoèse
Lieu de la manifestation : Strasbourg, en lien avec le Collectif des PASS
Langue : français
Plateforme de dépôt : Zenodo
DOI : 10.5281/zenodo.21979917
Licence : Creative Commons Attribution 4.0 International (CC BY 4.0)
Accès : libre accès
Résumé documentaire :
Les permanences d’accès aux soins de santé (PASS) constituent des dispositifs situés à l’interface des champs sanitaire, social, administratif et juridique. Conçues pour permettre l’accès aux soins des personnes en situation de précarité, elles ne peuvent être réduites à des consultations médicales dérogatoires ou à de simples guichets d’ouverture de droits.
L’article propose de les analyser comme des institutions de frontière et comme des lieux de « socio-anthropoèse du care ». Les relations professionnelles, les règles administratives et les pratiques de soin qui s’y déploient peuvent contribuer à restaurer la personne dans sa position de sujet, mais aussi, lorsqu’elles deviennent fragmentaires ou soupçonneuses, prolonger son invisibilisation institutionnelle.
La démarche articule l’étude des textes juridiques et administratifs, les résultats de recherches consacrées aux PASS et un cadre conceptuel associant éthique du care, reconnaissance, souffrance sociale et analyse du travail réel. Elle met en évidence la tension entre l’inconditionnalité éthique du soin et la conditionnalité administrative de l’accès aux droits.
L’accueil, l’écoute, l’explication, l’interprétariat, l’ouverture des droits et l’organisation d’un relais vers le droit commun apparaissent ainsi comme des actes cliniques autant qu’administratifs. Ils peuvent restituer aux patients une capacité d’agir et une appartenance au monde commun. Les PASS sont dès lors présentées comme des analyseurs des contradictions de l’hôpital et comme des laboratoires possibles d’un soin humanisant. Leur pérennité suppose cependant la reconnaissance du travail relationnel, la protection des collectifs professionnels et une évaluation fondée sur la continuité réelle des parcours plutôt que sur les seuls volumes d’activité. Notice officielle Zenodo
Mots-clés :
Permanences d’accès aux soins de santé ; PASS ; précarité ; accès aux soins ; socio-anthropoèse ; care ; reconnaissance ; travail réel ; institution ; pratiques institutionnelles ; subjectivation ; dignité ; hôpital ; continuité des parcours.
Domaines disciplinaires :
Sociologie ; anthropologie ; santé publique ; travail social ; sociologie de la santé ; analyse institutionnelle ; éthique du care ; politiques sociales.
Publics concernés :
Professionnels des PASS, personnels hospitaliers, travailleurs sociaux, professionnels de santé, cadres de santé, responsables institutionnels, chercheurs, enseignants, formateurs et étudiants des secteurs sanitaire et social.
Référence bibliographique – norme APA :
Mayoka, P. (2026). Les PASS comme lieux de « socio-anthropoèse » du care. Zenodo. https://doi.org/10.5281/zenodo.21979917
Référence bibliographique – style Chicago :
Mayoka, Paul. « Les PASS comme lieux de “socio-anthropoèse” du care ». Zenodo, 17 août 2026. https://doi.org/10.5281/zenodo.21979917.
Forme courte pour catalogue :
MAYOKA, Paul. « Les PASS comme lieux de “socio-anthropoèse” du care ». Zenodo, 2026. DOI : 10.5281/zenodo.21979917. HAL : hal-05718502. Licence CC BY 4.0.